Michel R. Campbell Ph.D.

Membre de l’Ordre des psychologues du Québec

Les troubles obsessifs-compulsifs

On estime qu'environ 2 à 3 % de la population souffre de troubles obsessifs-compulsifs. La plupart du temps, ce problème se développe au début de la vingtaine et touche autant les hommes que les femmes.

Description du problème

Essentiellement, les obsessions sont des idées, des pensées, des impulsions ou des représentations persistantes qui causent un désarroi. Les personnes ayant ce type de problème ont nettement l'impression d'être obsédées, si bien qu'elles se sentent prisonnières de leur manière de penser. Les obsessions causent donc une anxiété importante.

Quant aux compulsions, elles se manifestent par des comportements répétitifs et stéréotypés qui sont déployés en réponse à une obsession. Par exemple, le comportement est destiné à empêcher ou neutraliser un sentiment de malaise, un événement ou une situation redouté. Ainsi, lorsque le comportement compulsif est émis, il permet une réduction de la tension intérieure. Il faut dire que ces individus reconnaissent que le comportement est excessif et absurde mais ils n'y peuvent rien.

Ces troubles consomment un temps considérable dans la vie des individus. Ainsi, ils se sentent envahis par le problème. De plus, ils n'en retirent aucun plaisir; au contraire, l'angoisse émerge lorsqu'ils tentent de résister à la compulsion. Après coup, ils ont tendance à se dénigrer, ce qui exacerbe, par conséquent, l'anxiété et cause un état dépressif. En effet, ce genre de problème cause une détresse importante et affecte tant la vie sociale et familiale que le travail. C'est un sentiment d'exaspération qui amène souvent les personnes à consulter.

Quelques exemples cliniques

Pierre m'a consulté parce qu'il a peur de tuer quelqu'un. Lorsqu'il traverse la rue avec un ami, il pense à le pousser devant une voiture. Lorsqu'il est avec son épouse, il s'imagine en train de l'étrangler. Lorsqu'il donne le bain à son fils de 3 ans, il a peur de le noyer. Ses pensées récurrentes le terrorisent. Il a surtout peur de passer à l'acte. «J'ai l'impression que je vais devenir fou», m'explique-t-il.

Jacqueline est obsédée par la contamination. Elle désinfecte quotidiennement tous les objets dans sa maison, incluant son mari ! Elle lave ses planchers trois fois par jour. Elle se lave les mains au moins 50 fois par jour. Sur le bord d'une séparation, elle a décidé de consulter.

Claude évite de marcher sur les fissures dans la rue ou sur le trottoir. Dans certains cas, il doit sauter ou marcher sur le bout des orteils. Imaginez comment il se sent devant ses amis ! Il ne sort plus.

Les causes

Les causes sont variées, complexes et mal connues. Certains prétendent que les causes sont neurobiologiques. D'autres ont observé des traumatismes au niveau de l'enfance. De mon côté, j'ai constaté que plusieurs avaient reçu une éducation rigide et intransigeante. L'histoire familiale est souvent caractérisée par des conflits. On rapporte que chez environ 60% des individus, le problème débute suite à un événement stressant, comme un décès ou une grossesse. En fin de compte, un grand nombre de questions demeurent sans réponse, possiblement un ensemble complexe d'éléments physiologiques et psychologiques.

Le traitement

Le Dr Abramowitz de l'Université Memphis, chercheur sur les troubles obsessifs-compulsifs, prétend qu'un traitement de type cognitif-comportemental associé à un traitement psychopharmacologique sont plus efficaces que l'un ou l'autre. Comme dans le cas de la dépression, une substance chimique dans le cerveau appelée sérotonine serait reliée au problème. Ainsi, les antidépresseurs comme la «Clomipramine», mieux connu sous le nom de «Anafranil», augmenteraient la capacité du cerveau à utiliser de manière efficace la sérotonine et, par conséquent, diminueraient les comportements obsessifs-compulsifs.

Les traitements psychologiques sont également efficaces pour diminuer les obsessions-compulsions. Ainsi, des techniques d'exposition et de prévention de la réponse permettent de diminuer substantiellement les comportements ritualisés. Bref, l'individu apprendra que l'anxiété peut diminuer sans qu'il ait besoin de ritualiser et que les conséquences catastrophiques anticipées n'auront pas lieu. Il apprendra, par la technique d'exposition, qu'il ne se passera rien de grave sinon un état d'anxiété qui atteint un plateau pour diminuer à presque rien. L'élimination totale des rituels est relativement rare, l'important c'est que l'individu devienne fonctionnel.

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Préparé par le Dr Michel R. Campbell, psychologue et sexologue

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